Réflexions et perspectives sur une expérience

Introduction

Du fait de la continuité pédagogique mise en place à partir du 17 mars grâce aux efforts remarquables des équipes, les pratiques pédagogiques ont été particulièrement réfléchies pour faire progresser des élèves restés seuls chez eux, souvent avec leurs parents et l’appui des différents moyens de communication à leur disposition. Divers outils ont été mobilisés, et de facto vous les avez adaptés au mieux aux situations rencontrées. Cette réflexion menée au fur et à mesure que se déployait cette continuité pédagogique peut être utilement mise à contribution dans le cadre de situations d’enseignement plus quotidiennes, c’est-à-dire en classe, avec la totalité des élèves présents dans l’établissement scolaire.

Lorsque l’on évoque la période de continuité pédagogique, viennent à l’esprit les questions liées aux nouvelles technologies, et donc la question de l’équipement des élèves. Cette question est importante mais elle ne doit pas occulter l’ensemble de la réflexion qui ne se limite pas au seul aspect technique. Vous vous êtes ainsi également penchés sur la question de l’adaptation des productions des élèves, au fait qu’ils ne pouvaient la plupart du temps que compter sur eux-mêmes pour les réaliser, et plus largement à l’articulation entre les différentes compétences travaillées hors la classe et en classe. Vous avez également résolus le défi de l’accompagnement individualisé des élèves, que ce soit pour la remédiation ou pour le travail sur les projets d’orientation.

Ces pratiques, mises en œuvre pendant près de trois mois, ont nécessairement fait évoluer vos habitudes. Il paraît donc intéressant de les identifier et de voir comment elles peuvent, intégrées à un retour à la normale du fonctionnement des établissements, rendre l’enseignement plus efficace pour l’élève comme pour leurs familles. Il ne s’agit pas d’engager une hybridation des pratiques pour fonder une nouvelle organisation du temps de présence en établissement, mais de se servir de ces réflexions pour poursuivre celles déjà engagées par ailleurs sur la personnalisation des parcours, sur l’accompagnement, la coéducation, ou encore sur le travail de l’élève. Tout ne peut pas se faire à la maison, nous l’avons bien constaté, mais le travail personnel de l’élève, en classe comme à la maison, reste une part conséquente de l’appropriation des apprentissages, et dans ce travail laissé à l’autonomie de l’élève se creusent bien souvent les inégalités.

En partant de vos retours d’expériences sur le développement de ces nouvelles pratiques (qu’elles soient ou non sous-tendues par l’utilisation des nouvelles technologies), nous nous proposons de développer avec vous la réflexion sur leurs évolutions dans un cadre disciplinaire ainsi que dans le travail d’accompagnement qui mobilise tout au long de l’année les équipes éducatives.

L’enseignement hybride et ses enjeux

Il n’y a pas de principe de l’enseignement à distance qui ne soit un principe de l’enseignement

Marcel Lebrun, L’école de l’après..., le forum pédagogique de la mission laïque française

Les expériences menées pendant la fermeture des établissements ont montré combien, plus encore qu’en temps normal, les activités doivent faire sens aux yeux des élèves isolés chez eux. Des propositions permettant de s’impliquer dans une réelle démarche d’investigation, dans des projets ou des activités créatives ont généralement garanti une forte participation des élèves à distance.

L’absence d’école a pu susciter un désir d’Ecole. On a vu des élèves qui sont revenus vers l’école par l’enseignement à distance. Se saisir de cette opportunité pour répondre à l’envie d’apprendre, de se questionner et de chercher pourrait donner du sens à des activités qui en manquaient parfois aux yeux des élèves. Selon Pascale Toscani, il s’agira pour les enseignants de "faire mémoire", de ne pas perdre de vue les questions humanistes, de créer ensemble et de devenir acteurs du présent.

Le lien pédagogique et le sentiment d’appartenance

L’enseignement à distance rapproche
Alain Bouvier, la naissance d’une école hybride, le forum pédagogique de la mission laïque française

L’enseignement à distance a développé comme jamais auparavant le suivi individuel, ce qui est apprécié des élèves et des parents. Mais très vite est apparue la nécessité de préciser les limites de ce lien pédagogique qui peut conduire très rapidement à une surcharge de travail des élèves et des enseignants.

Ce qui manque à l’enseignement à distance, ce sont le lien pédagogique en présentiel et les relations interpersonnelles : la finesse de communication et de perception ainsi que la richesse émotionnelle qui les caractérisent ne peuvent être remplacées par les interactions à distance. Il est important de questionner ce lien essentiel et de tirer tout le parti possible des temps de présentiel : du côté de l’élève pour favoriser des échanges collectifs et des prises de parole visant à améliorer la compréhension et la réflexion ; du coté de l’enseignant pour observer, écouter, expliciter, fournir une rétroaction précise et individualisée, encourager.

Le groupe classe est apprécié par les élèves, mais aussi par les enseignants qui sont « attachés à leurs élèves » et considèrent que l’enseignement est plus efficace quand on les connaît bien. On se demandera donc comment créer un sentiment d’appartenance dès la rentrée : des activités formatrices sur le plan de l’oral ou des compétences psycho-sociales, qui peuvent porter sur les contenus propres à chaque discipline, gagneraient à être proposées dès septembre afin que tous, professeurs et élèves, se connaissent mieux et puissent mieux travailler ensemble à distance. Par ailleurs, le suivi/tutorat par un professeur d’un petit groupe d’élèves (de l’ordre de 8 à 10 par exemple) a donné de bons résultats pour le suivi des élèves et leur (re)mobilisation. Cette organisation, parfois mise en place au lycée avec une réforme qui a modifié le groupe-classe, pourrait se généraliser à la rentrée 2020. Il s’agirait dès lors de repenser la fonction de professeur principal :

On pourrait imaginer que le suivi des élèves s’opère à deux niveaux : celui de la classe, qu’assure le PP en concertation avec les autres enseignants ; celui des élèves, assuré par l’un de leurs enseignants
Aziz Jellab, L’expérience du confinement-déconfinement, Le 3 en 1 AFAE.

Ce type d’organisation est pratiqué avec succès dans de nombreux systèmes scolaires étrangers où il contribue à développer un fort sentiment d’appartenance.

Le défi des interactions

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Marcel Lebrun, L’école de l’après... ?, le forum pédagogique de la MLF

Dans une approche systémique, on sait que la difficulté ce sont les articulations et qu’il est important, non pas de juxtaposer, mais de combiner les deux types d’enseignement : exemple d’une séance distanciel/présentiel en histoire géographie. Le travail fait en distanciel, comme tout travail personnel hors la classe, doit être initié et faire retour en classe, pour donner du sens aux “devoirs” donnés.

On peut ainsi s’appuyer sur la réflexion menée autour du travail personnel dans la classe et hors la classe pour poser les questions des types de tâches. Des formateurs de mathématiques de l’académie de Bordeaux ont listé des exemples .


Pour certains élèves, le présentiel est plus propice aux apprentissages en présence de l’expert (et avec des effectifs réduits), le distanciel pour un entraînement, pour des activités d’appropriation ou des tâches créatives. La consigne du travail hors de la classe doit être précise. A titre d’exemple, des consignes comme “regarder la vidéo” ou même “apprendre la leçon” ne le sont pas. Chaque activité en distanciel doit anticiper le temps que ce travail nécessitera pour l’élève et prévoir du temps pour lui donner du sens en classe (amont/aval). Un enseignement en présentiel et un apprentissage à distance sont fondés sur une autonomie et un engagement conséquent de l’élève. Pour apporter une motivation, la classe inversée repose sur l’inversement de ce principe.

Par ailleurs, la relation avec les parents a été modifiée : ils ont pris une place plus grande et plus systématique dans le suivi des apprentissages et ont parfois été invités dans les classes virtuelles. Faut-il repenser les réunions de rentrée en axant les interventions des professeurs sur le travail de l’élève (ce qui est important, ce que l’on vise, ce que veut dire apprendre) et sur le rôle des parents dans le cadre d’une co-éducation renouvelée.

L’évaluation et la valorisation des acquis

L’évaluation formative a été mise en avant pendant le confinement en lien avec la nécessité de ne pas rajouter au climat anxiogène, mais aussi avec un lien pédagogique qui a modifié les relations enseignants/élèves. Elle a été appréciée des élèves pour les rassurer sur leur travail et sur les effets qu’il a eu sur leurs apprentissages. Des dispositifs de rétroaction à distance individuelle ou collective ont pu donner satisfaction aux élèves et aux enseignants : enregistrements audio, annotation écrite de copies numérisées ou dactylographiées, insertion de liens, méthode mixte (audio/annotation), échanges en petits groupes homogènes via une classe virtuelle…

Parfois, des enseignants se sont retrouvés en difficulté pour évaluer des productions qui étaient des copier/coller les unes des autres. Cela repose la question du copier/coller et de son utilisation intelligente et efficace pour s’approprier des contenus nouveaux, comme nous le faisons tous. Il importe de s’interroger aujourd’hui plus que jamais sur les consignes des travaux à la maison : afin d’éviter des copier-coller aveugles, on aura peut-être intérêt, pour les devoirs rédigés, à concevoir des sujets moins "formatés" que ceux que l’on trouve en ligne. Proposer des questions moins attendues et des activités d’appropriation permet souvent de contourner cette difficulté. Ensuite, l’utilisation raisonnée des contenus disponibles en ligne s’apprend, elle n’est pas innée : il est peut-être aussi temps de s’interroger collectivement sur la construction de l’esprit critique et l’éducation aux médias et à l’information à l’Ecole (autorisation d’utiliser des ressources, mais en les sélectionnant, en les citant, en les adaptant, etc.). Apprendre à sélectionner, hiérarchiser et organiser l’information pour la transformer en connaissance maîtrisée constitue ainsi un enjeu majeur de formation, à la fois intellectuel et civique.

Le numérique

Il ne faut pas faire abstraction de la fracture numérique et sous-estimer le problème du matériel et de l’appropriation des outils. L’enseignement hybride comporte une partie en présentiel qui peut être utilisée pour réduire les écarts de la fracture numérique : appropriation des outils, téléchargement. En septembre 2020, on pourrait imaginer que dès les premiers jours, les élèves soient amenés à effectuer systématiquement, au fil des activités habituelles, les gestes indispensables à un enseignement à distance : communiquer avec l’enseignant et avec ses camarades de classe dans le respect de certaines valeurs, circuler dans l’ENT, utiliser et produire des ressources numériques.

La période de confinement a favorisé un développement important des compétences numériques des enseignants et certains ont pu dépasser des obstacles qui pouvaient auparavant inhiber. Elle prolonge la réflexion sur le numérique, que ce soit autour d’un usage réfléchi et adapté, pour explorer des formes plus personnalisées de l’enseignement, pour créer, pour coopérer... Et pour les élèves de cultiver les compétences numériques et de valoriser leurs acquis.

Le confinement a aussi interrogé sur le temps passé devant les écrans. Les apprentissages à distance ne reposent pas uniquement sur les outils numériques. Ils s’appuient aussi sur les livres, les manuels, l’écriture manuscrite, les activités sportives et culturelles… N’oublions pas enfin que le numérique a montré ces dernières semaines qu’il est aussi un formidable moyen de collaborer à distance, entre élèves d’une même classe mais aussi entre plusieurs classes, voire plusieurs établissements. Il offre aussi de remarquables possibilités pour des activités créatives (écriture, photographie, mise en voix, dessin, vidéo, multimédia). Il permet enfin aux enseignants de publier les productions de leurs élèves afin de valoriser leur travail et leur investissement.

L’accompagnement et l’autonomie

L’enseignement hybride peut faire la part belle à l’accompagnement. Mais quel accompagnement mettre en oeuvre, alors même que l’enseignement supérieur s’inquiète de manière récurrente du manque d’autonomie des étudiants, qui contribue aux taux d’échec en licence (moins d’un tiers des primo-arrivants réussissent leur licence en 3 ans). Le confinement a construit dans l’urgence, et de manière très inégale, l’autonomie des élèves dans les tâches et une certaine autonomie intellectuelle. Mais il s’agit bien de se demander comment la construire pour tous en classe, dès la rentrée. Cela suppose une réflexion approfondie sur le travail de l’élève (sa charge, sa nature, sa présentation et sa préparation en classe, les temps réflexifs sur les attentes de la discipline, sur le sens des mots utilisés dans les consignes, les aides pour s’organiser, les temps d’auto-régulation…). On attirera sur ce point l’attention toute particulière des enseignants accueillant des élèves de seconde, pour qui la charge de travail à la maison constitue déjà habituellement un risque majeur.

Penser le travail dans un cadre disciplinaire

Quelles leçons tirer de la période pour l’enseignement des disciplines ?

La transformation et les modulations du cadre scolaire, imposées par la crise sanitaire, ont interrogé le métier d’enseignant et l’ensemble des professions de l’éducation. La modification des lieux et des modalités d’apprentissage a particulièrement attiré l’attention sur l’articulation entre le travail de l’élève et les supports du cours et sur les différentes manières d’organiser ces synergies. Elle prolonge des préoccupations déjà vives dans nos métiers. Comment construire une progressivité des apprentissages ? Comment mettre tous les élèves en capacité de réussir ? Comment différencier l’enseignement ? Que doit-on mener principalement en face à face ou à distance ? Qu’est-ce qui, dans un travail personnel autonome à la maison anticipe et peut prolonger et améliorer les apprentissages disciplinaires ? Comment le valoriser ? Comment soutenir l’engagement des élèves et sa constance sur le long terme ? Quelles formes ont pu être particulièrement efficaces et favoriser à la fois le travail personnel et la coopération (travail de révision ou de préparations, recherches personnelles ou à plusieurs (coopération entre élèves), support d’un cours ou d’un manuel, pédagogie inversée, tutorat entre pairs ? Une question fondamentale de l’évaluation des travaux, voire du sens même donné à l’évaluation demeure également.

En ce sens, l’hybridation inédite de notre cadre scolaire a constitué un laboratoire riche d’expériences qui mérite d’être observées afin d’en dresser le bilan et de poursuivre les réflexions déjà engagées au sein des disciplines en conformité avec le cadre et les objectifs fixés par les programmes. Plusieurs points pourront, à cet égard, servir d’ancrages aux échanges disciplinaires. On pourra tout d’abord réinterroger, en équipes, la pertinence des gestes et des démarches partagées d’enseignement, selon les configurations des lieux et des publics mais aussi l’articulation entre les différents lieux d’apprentissage et les publics visés, selon leur spécificité et en fonction des objectifs d’enseignement et des possibilités offertes par le numérique. S’offre ainsi, à travers ces questionnements, une opportunité pour enrichir la réflexion à la lumière de ce que les circonstances ont permis d’inventer et de découvrir, en termes de remèdes, d’opportunités et de voies nouvelles.

La salle de classe dans l’établissement et le travail en face à face avec l’enseignant ont constitué la matrice traditionnelle de notre enseignement. Elle est un pôle indispensable pour certaines acquisitions. Elle peut se moduler et se diversifier, tant dans son organisation que dans son articulation à d’autres espaces scolaires réels ou virtuels, révélés et exploités ces dernières semaines, (CDI, ENT, classes virtuelles, Blogs, Capsules vidéos, Wikidocs. Ces derniersIls méritent d’être pleinement pensés comme des lieux d’apprentissage tant collectifs que personnels à coordonner avec l’acte d’apprendre. Penser, voire décomposer, chaque activité en fonction de son lieu de réalisation, penser chaque lieu comme l’espace d’apprentissage de certaines compétences particulières aux disciplines enseignées, nourrir les liens entre les élèves, entre un professeur et ses élèves, en fonction des espaces de travail et d’objets inscrits dans les programmes et dans les exercices qui les mettent en œuvre, sont autant de champs de réflexion qui gagneront à être investis au sein des disciplines, au service de leur enseignement.

La relation elle-même entre un professeur et ses élèves gagnerait en effet à devenir pour elle-même un objet de réflexion au service des apprentissages. La variété et la modularité des espaces d’apprentissage contribuent en effet à proposer de nouvelles configurations de rencontres entre élèves et enseignants : échanges individualisés par mail, réponses apportées dans des forums, commentaires au sein de blogs, réceptions et corrections de fichiers numériques variés … L’exploitation des espaces numériques de travail multiplie effectivement les occasions d’un dialogue entre un professeur et ses élèves, ou son élève, offrant surtout une palette de tiers lieux de rencontres dont il importe d’interroger la plus-value pédagogique au service de l’apprentissage des disciplines et de la citoyenneté.
Les sites disciplinaires, actualisés régulièrement, sont et seront enrichis en ce sens. Un portail académique de ressources est également en cours de création : la f@brique pédagogique. Il rassemblera articles et références pour soutenir la réflexion des équipes.

Dans les disciplines

Arts Plastiques - Analyser sa pratique, penser la rentrée


Ce document prend appui sur les expérimentations pédagogiques individuelles, collectives et sur les échanges développés notamment lors des forums organisés auprès des enseignant-e-s de l’académie Normandie.

Lien vers le site disciplinaire « Arts Plastiques »

Lettres - Courrier de fin d’année aux enseignants


Ce courrier fait état d’un bilan prospectif de la période écoulée (enseignement à distance, enseignement hybride), des enseignements que l’on peut en tirer et de quelques pistes de réflexion pour septembre 2020.

Lien vers le site disciplinaire « Lettres »

Ressources

Des ressources pour alimenter les différentes réflexions. Utiles à toutes et à tous, elles favorisent la pluralité des approches en fonction des contextes et des choix pédagogiques.

"3 en 1" de l’AFAE

Aziz Jellab, inspecteur général correspondant académique pour l’académie de Normandie propose ses premières réflexions sur la période « covid » et met également en avant quelques pistes pratiques.

Le forum pédagogique de la Mission Laïque Française

L’école de l’après ... ? - Marcel Lebrun.

Plusieurs points lors de cette conférence :

  • Le confinement, les leçons qu’on en retire, la société de « l’après » et son école,
  • La formation à distance, l’apprentissage toute la vie durant,
  • Les classes inversées et les conséquences pour le présentiel « de l’après »,
  • La formation des enseignants ou mieux leur développement professionnel …
  • Et finalement la nécessaire gestion de l’incertitude, la systémique (le contraire ou l’antidote du binarisme).
    Le diaporama de l’intervention.

Marcel Lebrun, est technopédagogue belge, docteur en sciences (physique), professeur en sciences de l’éducation et conseiller au Louvain Learning Lab de l’Université catholique de Louvain (UCLouvain) à Louvain-la-Neuve, en Belgique.

Les conséquences psychologique du déconfinement - Pascale Toscani

Les conséquences psychologiques d’une longue période de confinement, chez les enfants comme chez les adultes.

La naissance d’une école hybride, Alain Bouvier.

En écrivant au tout début du confinement généralisé « Il faut préparer le monde pédagogique d’après la crise  », Alain Bouvier était imprégné de l’école de communication dite de Palo Alto et son célèbre : « le sens de mon message est dans la réponse que j’obtiens ». Et si avec cette crise, une nouvelle Ecole hybride était en train de naître ? Cette école de demain dont on a tant parlé.
Alain Bouvier, professeur associé à l’Université de Sherbrook, rédacteur en chef de la revue internationale d’éducation de Sèvres.

Wébinaires IGESR

Webinaire durant lequel Jonas Erin, inspecteur de l’éducation, du sport et de la recherche présente les opportunités et les défis de l’hybridation de l’enseignement, mis en lumière lors du confinement.

Hy-sup

Hy-sup est un projet de recherche européen (6 partenaires) visant à mieux comprendre les dispositifs hybrides, de plus en plus présents dans les pratiques des enseignant-e-s.

CARDIE de l’académie de Poitiers

Distances et savoirs - CAIRN.INFO

Apprendre en présence et à distance
Une définition des dispositifs hybrides

Dialogue Michel Serres et Bernard Stiegler

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